Pure Bio² Nutripure à Paris : probiotiques et prébiotiques
Pure Bio² de Nutripure associe six souches de probiotiques à
10 milliards d’UFC et deux familles de prébiotiques, en gélules gastro-résistantes.
Disponible à Paris chez Herba Barona.
Le problème que presque tous les probiotiques ont
Une souche de probiotique doit arriver vivante dans l’intestin pour servir à
quelque chose. Or entre la bouche et l’intestin se trouve l’estomac, dont l’acidité
détruit la grande majorité des bactéries ingérées.
C’est le point faible de beaucoup de produits du rayon : ils affichent des
milliards d’UFC sur l’étiquette, mais ce chiffre est mesuré à la fabrication, pas à
l’arrivée. Une gélule ordinaire se dissout dans l’estomac et libère son contenu au
mauvais endroit.
Nutripure a retenu des gélules gastro-résistantes brevetées DR Caps®, conçues pour
ne s’ouvrir que dans l’intestin. C’est le premier critère que nous regardons avant de
référencer un probiotique dans notre magasin de Paris 12e — avant même le nombre de
souches.
Six souches, déposées à l’institut Pasteur
La formule réunit six souches de lactobacilles et de bifidobactéries pour un total
de 10 milliards d’UFC par gélule. Ces deux familles sont les mieux documentées et les
plus présentes naturellement dans un microbiote équilibré.
Le point notable est que ces souches sont déposées à la Collection Nationale de
Cultures de Micro-organismes de l’institut Pasteur. Cela paraît technique, mais c’est
une garantie concrète : une souche déposée est identifiée précisément, traçable, et
ne peut pas être remplacée en cours de route par une variante moins coûteuse.
Beaucoup de produits se contentent d’indiquer un genre — « lactobacillus » — sans
préciser la souche. Or l’effet dépend de la souche, pas du genre.
Prébiotiques : nourrir ce qu’on apporte
Le « ² » du nom vient de là. Un probiotique apporte des bactéries ; un prébiotique
apporte de quoi les nourrir. Les deux ensemble forment ce qu’on appelle un
symbiotique.
Deux familles sont présentes ici : l’inuline et les fructo-oligosaccharides, les
FOS. Ce sont des fibres que nos enzymes ne digèrent pas, mais que les bactéries
intestinales fermentent. On les trouve naturellement dans la chicorée, le topinambour,
le poireau ou l’oignon.
Cet apport a du sens parce qu’une souche introduite sans substrat s’installe mal.
Nourrir la flore existante compte autant que d’en ajouter.
Les vitamines B8 et B12
Deux vitamines complètent la formule, et leur choix n’est pas décoratif. La
vitamine B8, aussi appelée biotine, contribue au maintien de muqueuses normales —
celles de l’intestin en font partie.
La vitamine B12 contribue au fonctionnement normal du système immunitaire. Le lien
avec le microbiote est direct : une part importante du système immunitaire se trouve
au niveau intestinal.
Ces deux allégations sont reconnues au niveau européen, ce qui n’est pas le cas
des probiotiques eux-mêmes : aucune allégation santé n’est autorisée pour les
souches en Europe, quelle que soit la documentation disponible. C’est une particularité
réglementaire qu’il faut connaître pour lire correctement les étiquettes du rayon.
Quand et comment les prendre
Une à deux gélules le matin, avec un grand verre d’eau. Le matin de préférence :
l’estomac est moins acide à jeun, ce qui met les souches dans de meilleures
conditions, même avec une gélule gastro-résistante.
Les situations classiques sont un retour de voyage, une période où la digestion
est perturbée, ou les suites d’un traitement antibiotique. Dans ce dernier cas,
espacez les prises d’au moins deux heures — un antibiotique ne fait pas le tri entre
les bactéries.
Une cure d’un mois est le format habituel. Le flacon de 60 gélules permet un mois à
deux gélules par jour, ou deux mois à une seule.
Nourrir sa flore par l’assiette
Une cure de probiotiques agit sur quelques semaines ; l’alimentation, elle, façonne
le microbiote en permanence. Les deux ne jouent pas dans la même catégorie, et il
serait malhonnête de prétendre l’inverse.
Ce qui nourrit la flore, ce sont les fibres — celles que nos enzymes ne digèrent
pas et que les bactéries fermentent. On les trouve dans les légumineuses, les légumes,
les fruits, les céréales complètes et les oléagineux. La diversité compte autant que
la quantité : plus l’alimentation est variée, plus le microbiote l’est.
Les aliments fermentés apportent quant à eux des bactéries vivantes au quotidien :
yaourt, kéfir, choucroute crue, miso. Ce ne sont pas des doses de probiotiques
comparables à une gélule, mais leur régularité fait leur intérêt.
À l’inverse, une alimentation pauvre en fibres et riche en produits
ultra-transformés appauvrit la diversité bactérienne. Une cure ne compensera pas
durablement ce terrain-là.
Nutripure, une marque française
Nutripure a été fondée en 2017 par Christophe Carrio, cinq fois champion du monde
de karaté artistique et titulaire d’un BTS de diététique, avec son frère Florent,
ingénieur. La société est installée en Haute-Garonne, près de Toulouse, et fabrique
en France.
Sur les probiotiques, deux choix trahissent le niveau d’exigence : des souches
déposées à l’institut Pasteur plutôt qu’un simple nom de genre, et une gélule
gastro-résistante brevetée plutôt qu’une enveloppe ordinaire. Ces deux points coûtent
plus cher et ne se voient pas sur le devant de la boîte.
C’est ce qui nous a décidés à référencer la marque dans notre magasin de
Paris 12e, aux côtés de Dynveo, Novoma et Nutrimuscle.
Questions fréquentes
Faut-il les conserver au réfrigérateur ?
Ce n’est pas nécessaire pour ce produit, les souches étant stabilisées. Conservez
le flacon à l’abri de la chaleur et de l’humidité, bien refermé.
Peut-on en prendre pendant un traitement antibiotique ?
Oui, en espaçant les prises d’au moins deux heures. Beaucoup poursuivent d’ailleurs
la cure une à deux semaines après la fin du traitement.
Y a-t-il un temps d’adaptation ?
Quelques jours de ballonnements légers sont possibles en début de cure, le temps
que la flore s’ajuste, surtout du fait des prébiotiques. Commencer par une gélule
plutôt que deux permet d’y aller progressivement.
Combien de temps dure une cure ?
Un mois est le format courant. Certaines personnes en font deux ou trois par an,
aux moments où la digestion se dérègle.
Le conseil d’Herba Barona — Regardez toujours si la gélule est gastro-résistante. Sans ça, le nombre de milliards affiché ne veut plus dire grand-chose.
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